Les contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach

Jacques (Jacob) Offenbach était un compositeur et un violoncelliste français d’origine allemande. Né en 1819, il mourut à l’âge de 61 ans quelques mois avant la création de son opéra fantastique « Les Contes d’Hoffmann », alors en répétitions à l’Opéra-Comique. Le compositeur ne pensait pas que cet ouvrage allait lui apporter enfin la reconnaissance officielle à laquelle il avait aspiré tout au long de sa carrière, et devenir l’un des opéras français les plus joués au monde.

3 contes en un. Ou plutôt 28 contes en un opéra… « Les Contes d’Hoffmann » d’Offenbach est un pavé jeté dans la marre du romantisme français. Véritable testament musical d’un auteur étiqueté frivole, la dernière œuvre du compositeur nous emmène dans les replis d’un imaginaire fantastique, moderne et débridé. Très tendance à son époque ! Et à la nôtre ?

L’histoire : Le rideau se lève dans les coulisses d’une taverne brumeuse. La muse de la poésie, entourée des esprits de la bière et du vin souhaite délivrer Hoffmann, un de ses plus fervents producteurs, de ses tourments amoureux, pour le ramener vers la créativité artistique. Ils sont interrompus par l’arrivée des spectateurs de Don Giovanni qui viennent s’abreuver pendant l’entracte. La célèbre «Stella» y interprète le rôle de Donna Anna. Lindorf, son amant, rencontre Hoffmann, ex-petit-ami de la diva au bar du théâtre. Celui-ci cherchant à l’empêcher de retrouver Stella à la fin de la représentation lui offre à boire et l’incite avec l’assemblée à raconter ses amours passées : Trois femmes, Olympia une poupée d’émail, Antonia, une jeune chanteuse affaiblie par la maladie et Giulietta, une courtisane sulfureuse vont se partager le récit d’Hoffmann où Lindorf (tour à tour Coppélius, Docteur Miacle et Dapertutto) prend dans l’imaginaire d’Hoffmann la forme du malin. L’esprit englué par les tournées, Hoffmann s’écroule à la fin dans son récit laissant la diva libre pour le bras de son rival.

C’est avec un plaisir espiègle que la Compagnie l’Envolée Lyrique se lance dans cette folle adaptation des plus belles pages d’Offenbach en 2014 où masques, danses de music hall, combats mondains, machinerie, instruments d’orchestre virevoltent dans un tourbillon fantasmagorique… Rendu compréhensible par un important travail sur la dramaturgie inspiré par Mozart et Musset, l’œuvre y gagne en réalisme, en fantaisie et en profondeur. L’attention accordée à la qualité scénique, vocale et musicale rend le spectacle un émerveillement de chaque instant.

Récompensée pour le « Meilleur Spectacle Musical » dans le cadre du Prix du Public Avignon Off 2014, la Compagnie L’Envolée Lyrique réussit son pari de rendre l’opéra populaire et nous donne rendez-vous le dimanche 22 janvier 2017 à 16 H au Théâtre Jean Vilar.

Production : Compagnie L’Envolée Lyrique

Direction musicale/piano : Pierre Santus ou Sophie Lacombe

Mise en scène et adaptation : Henri de Vasselot

Avec : Clémence Olivier ou Antonine Bacquet, Jean-Marc Savigny ou Pascal Gourgand, Isabelle Debauve ou Delphine Cadet, Florence Alayrac ou Aline Quentin, Martin Jeudy ou Guillaume Zabé, Henri de Vasselot

Théâtre Jean Vilar – Place de l’Hôtel de Ville – 02100 Saint-Quentin

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