Journal 1970 1986 d’André Tarkovski

Le 16 février prochain paraîtra Journal 1970-1986 d’André Tarkovski (avec la collaboration de Charles H. de Brantes) aux éditions Philippe Rey.

Cet ouvrage autobiographique nous invite à revivre les seize dernières années passionnantes de la vie du cinéaste russe.
Andreï Tarkovski, né en 1932 et mort en 1986, est l’un des plus grands réalisateurs russes. Ses films (Andreï Roublev, Le Miroir, Stalker, Le Sacrifice, notamment) comptent parmi les plus importants de l’histoire du cinéma. Parmi ses ouvrages : Le Temps scellé (2014), Lumière instantanée (2004) et Récits de jeunesse (2004) chez Philippe Rey.
Quand Andreï Tarkovski commence, en avril 1970, à tenir le journal qui accompagnera les seize dernières années de sa vie, il a tout juste 38 ans, sa femme attend un enfant. Le cinéaste vient d’acheter une maison à la campagne et son film autobiographique, Le Miroir, est en germe dans son esprit. Derrière lui, un Lion d’or à Venise pour L’Enfance d’Ivan, et un monument, Andreï Roublev.
Il ne cesse dès lors d’y consigner ses lectures et ses réflexions, les aléas de ses productions, les espoirs et les difficultés de son travail, la sortie de ses films dans ce qui s’appelle encore l’Union soviétique. Au cours des années 1980, ce journal devient un « journal d’exil ». Tarkovski tourne en Italie Nostalghia, en Suède Le Sacrifice, et c’est à Paris qu’il meurt d’un cancer en 1986, à l’âge de 54 ans.
Revivre cette vie, au jour le jour, est une expérience passionnante : on y retrouve, dans toute leur concision et leur naturel, les intuitions qui font de ce cinéaste l’un des très rares artistes-philosophes de notre époque. La publication de ce livre-boussole montre à quel point l’œuvre de Tarkovski reste inachevée et ouverte.
Ce parcours tourmenté d’un artiste en quête de sa liberté est un bouleversant éloge de la vie, porté par un inusable espoir.
Deux précédentes éditions du Journal sont parues en 1993 et 2004 aux Cahiers du cinéma. Cette nouvelle édition contient des inédits et rétablit des erreurs d’attribution des premières parutions. Elle est en cela l’édition définitive.

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